[Si je me souvenais d'une blague, là, tout de suite, je la raconterais. Sauf qu'il y en a aucune qui me vient à l'esprit]

[Si je me souvenais d'une blague, là, tout de suite, je la raconterais.  Sauf qu'il y en a aucune qui me vient à l'esprit]
Il y a des gens qui ont toujours une blague toute prête, et ces gens-là, je les admire.
Les blagues, avec moi, c'est simple : je les lis, je ris, j'oublie. (Sauf celle avec Toto à qui on a volé son vélo et avec le Schtroumpf qui tombe dans la forêt, ces deux-là, je m'en souviens alors que, parfois, j'aimerais mieux pas).
Ces gens-là, ils arrivent et ils disent "Vous connaissez la blague de... ?" et là, personne ne la connaît (ou parfois, il y a des gens qui la connaissent mais qui l'ont oubliée) et tout le monde rit à la fin.
Pour moi, rien qu'à la maison, c'est pas possible. Quand j'arrive et que je dis "Tu sais comment s'appelle une femme qui sait toujours où se trouve son mari ?" et que j'attends avec impatience que tout le monde dise "non" pour lâcher la chute, mon frère me dit "Ben oui, je la connais, c'est une veuve". S'ensuit un grand moment de solitude.
[Merci à Orianne pour cette petite blagounette :) ]
Alors, je me suis posé une grande question : comment se fait-il que j'oublie toutes les blagues, alors que, petite, je les retenais toutes ?
J'ai réfléchi, réfléchi, réfléchi... et j'ai pas trouvé grand chose. Je mise plutôt sur le "tri sélectif", donc, tout ce qui n'est pas utile va dans ma poubelle mentale (alors que, parfois, je me dis que les blagues, c'est plutôt utile, mais bon). Donc, dans ma poubelle, on peut trouver : plein de blagues sur les blondes, sur les femmes, sur les hommes machos, des blagues de Toto (et peut-être encore d'autres donc je ne me souviens plus !).

Alors, pour pallier ce cruel vide dans ma tête, je me suis lancée dans les "Vie de merde" [Site très sympathique et drôle !].
Parce qu'au fond de nous, on sait bien qu'on lui a jamais volé son vélo, à Toto, alors que là, attention, c'est du vécu ! Alors on compatit (un peu) et on en rit (beaucoup).
Et l'avantage, avec ça, c'est que je me souviens de quelques-unes de ces vies de merde :)
[Et puis, ça prouve qu'on n'est pas toujours les seuls à vivre de grands moments de solitude, dans sa vie !]

PS : Je vous raconte tout de même ma blague du Schtroumpf, parce qu'elle me fait toujours rire (je me navre moi-même, si si, c'est possible) : C'est un Schtroumpf, il est dans la forêt. Alors il court, il court, il court, et PAF il tombe et se fait un bleu ! (huhu)
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# Posté le dimanche 03 mai 2009 10:49

"[...]Ô métamorphose mystique[...]" [Baudelaire]

"[...]Ô métamorphose mystique[...]"
Je suis en train de lire "Les métamorphoses" d'Ovide (oui, je sais, ça fait classe, mais c'est pas pour ça que j'en parle).
Et j'me dis : eh ben dis donc, ils en avaient de l'imagination, les Romains !
Déjà, parce qu'ils ont des dieux pour tout. Le dieu de l'accouchement, celui du garde-manger et celui du pas de la porte (sans oublié Bacchus, dieu du vin, amen).
Mais aussi parce qu'ils ont une explication pour tout. Pourquoi les mouettes ça existe, et les jacinthes aussi (le mec, il est mort et pouf ça a fait une jacinthe), et les narcisses aussi (mais celui-là, c'est simplement parce qu'il est mort d'amour pour lui-même, c'est bête, hein. Et puis, ça a fait un narcisse. Cherchez pas à comprendre.).
Et je me dis en même temps que les Romains, ils devaient avoir le cerveau un peu dérangé. Dans presque toutes les métamorphoses, il y a un mort et/ou un viol. Et Jupiter, c'est celui qui doit avoir la plus grande descendance, parce que là, sur le coup, j'ai du mal à voir de qui il n'a pas abusé (garçon ou fille, pas d'importance, il pratiquait pas le racisme des sexes de toute façon).
Il y a aussi les grandes injustices, comme cette fille qui avait été violée par - devinez ! - Jupiter, et du coup, elle n'était plus vierge (fatalement) et alors, Diane lui a dit "non, t'es plus ma disciple, tant pis si t'étais pas consentante, je m'en fous !".
Alors, pour inventer tout ça, je me dis que quelque chose devait clocher chez eux, ou alors que c'était monnaie courante.
Mais dans les deux cas, c'est pas très rassurant !

PS : et en photo, vous avez Narcisse, fou de lui-même, et Echo, folle de lui (qui va se transformer en rocher à sa mort. Repose en paix.)

# Posté le jeudi 02 avril 2009 04:32

Le bonheur est-il dans le pré ? :p

Le bonheur est-il dans le pré ? :p
Hier, j'ai regardé "Raison et sentiments" à la télé (et j'ai aussi mangé une pomme, mais là n'est pas la question).
Et je me suis dit : "Bon sang de bon soir, les choses ont bien changé depuis le temps !"
Oui, parce que ça se passe en 1810, ne l'oublions pas. A l'époque où parler deux fois avec la même personne faisait dire "Il a de sérieuses inclinations pour vous, mademoiselle, vous devriez songer à votre robe de mariage".
Où, quand il coupait une mèche de cheveux, cela signifiait presque des fiançailles (je plains les coiffeurs de l'époque !).
Où toucher la main d'une autre personne du bout des doigts équivalait à donner son amour pour l'éternité (ou du moins, pas loin).
Avouez que ça a bien changé !

Evidemment, il n'y a pas que cela. Il y a eu des changements très très positifs (outre l'invention du téléphone et de la voiture, évidemment).
Dans ce film, les femmes sont obligées de s'exiler dans une petite maisonnette à outsiplou-les-bains-de-pieds parce que leur pôpa est mort et que leur demi-frère (manipulé par l'horriiiiible belle-soeur) leur donne à peine de quoi vivre.
Donc, les voilà coincées entre deux collines, face à la mer (mais pas à Calogero), sans aucun héritage.
De plus, les pauvres filles sont condamnées à rester chez elle, à la fenêtre, à attendre que le prince charmant arrive sur son blanc destrier. Mais quand il s'avère que le prince charmant n'est pas prince et que son blanc destrier est plutôt un âne, c'est la déconfiture !
Donc, en attendant ce prince, elle font du pain, le ménage et tout ça. Mais quand on le voit arriver, c'est le branle-bas de combat : il faut faire semblant d'être occupée à ne rien faire (c'est-à-dire, être simplement assise sur le canapé avec un air profondément inspiré et en feignant la surprise : "Oh, vous ? Nous ne vous attendions pas de sitôt !")
Maintenant, quand on arrive dans une maison et qu'on voit tout le monde assis sur le canapé en train de regarder d'un air absent un point invisible, on se demande s'il n'y a pas un problème quelque part.
La seule distraction possible (outre les marches sous la pluie, parce que c'est l'Angleterre, n'oublions pas) est le piano. Il faut obligatoirement qu'une fille fasse du piano, sinon c'est la honte sur la famille et blablabla. Pourquoi pas de la flûte ou du triangle ? C'est une grande question à laquelle, malheureusement, Jane Austen ne répond pas.
Mais heureusement... En 1810, tout est bien qui finit toujours bien. Les filles en âge d'être casées et mariées le sont, la mère est heureuse d'avoir des poids en moins à la maison (on a toutes vu la mère dans Orgueil et préjugés, et on aimerait toutes ne pas avoir la même), le méchant menteur séducteur est du passé, et d'ailleurs, s'il ne vit pas dans la pauvreté, il se mord les doigts d'avoir fait une telle connerie et en plus, sa vie est en partie fichue, et la petite dernière attend l'âge de pouvoir à son tour, vivre une aussi belle histoire d'amûr :)


[Alors : aimeriez-vous vivre à l'époque de Jane Austen, où l'activité la plus importante de votre vie consisterait à un bal de quartier, à rencontrer des hommes ténébreux que vous détesterez d'abord avant de vous rendre compte qu'ils ne sont qu'amour et générosité et de vous marier ensuite avec eux ? Aimeriez-vous vivre dans ces paysages teeeellement bucoliques où les oiseaux chantonnent et les vaches meu-meument ? Ou bien, estimez-vous que, décidément, on a bien de la chance d'avoir des villes de béton, où les derniers oiseaux agonisent à cause de la pollution et où les vaches sont toutes à l'abattoir pour nourrir la population ?
J'attends vos réponses :) ]

# Posté le mercredi 11 mars 2009 13:46

Les Urgences

Les Urgences
Aaaah... Qui a déjà connu les urgences ? Et qui n'en garde pas un souvenir, hmm... impérissable, dirons-nous ?

Terriblement malade, tu arrives en tremblant et pousses sur le petit bouton ("Ne poussez qu'une seule fois, nous vous entendons. Attendez le signal sonore pour pousser la porte") comme si c'était ta dernière chance de survie.
Après environ 12 minutes et 38 secondes d'attente devant cette maudite porte, tu entends un faible "bzz" mais, le temps de te précipiter sur ladite porte, le bourdonnement a disparu et tu es obligé de réappuyer.
25 minutes plus tard, tu entres enfin dans la salle d'attente. Après quelques examens, un cathéter absolument inutile et gênant (oui, ils le font juste dans le creux du bras pour être sûr de : soit tu ne sais pas plier le bras ; soit tu le plies quand même, mais ça te fait mourir de douleur), tu retournes dans la salle d'attente et tu signales à l'aimaaaable secrétaire "je reviens du gastro".
"Oui oui, je le dis tout de suite au médecin".
Maiiiis... Dans un hôpital, le "tout de suite" n'a pas la même valeur que dans la vraie vie, oh que non ! Mais toi, ignorant que tu es, tu retournes tranquillement t'asseoir sur ta chaise en pensant que tu en auras bientôt fini.
Après 1h30 et la pause déjeûner du service, tu reviens signaler que "je reviens du gastro, je l'ai déjà dit à l'autre, là". Tu commences à t'énerver, tu fais des exercices de respiration, tu te mets sur une fesse et puis l'autre en espérant pouvoir remarcher un jour (elles font vraiment mal aux fesses, les chaises !), tu relis pour la énième fois la petite BD du Vif l'Express sur Lehman Brothers, tu t'énerves intérieurement. Bref.
Et tu attends. Encore. 1h30 - 2h.
Tu regardes avec désespoir toutes ces personnes arrivées après toi et qui passent toutes avant toi pourtant, même si elles n'ont qu'un rhume ou 37.2 de température.
Quand, finalement, tu entrevois les portes du Paradis (ou celles qui s'ouvrent pour toi, c'est selon) et qu'une infirmière te dit en ouvrant grand les yeux "Est-ce que vous êtes déjà allée en gastro?", tu cries "MAIS OUI ! CA FAIT 3 HEURES QUE J'ATTENDS !"
"Ah ben, suivez-moi, j'vais vous enlever votre cathéter, hein".

Eh oui, les urgences, c'est cet endroit magnifique qui devrait pourtant être renommé : "La Patience" parce que là, il ne faut compter que sur la nature pour te guérir !

[Article un peu extrême, certes. Mais c'est surtout les 3 dernières heures, celles où tu attends de retourner chez toi parce que tout est fini, qui sont longues. Mais alors là, vraiment très longues.]

# Posté le vendredi 13 février 2009 12:00

Le volley [Rien que ça, ça doit te donner des frissons !]

Le volley [Rien que ça, ça doit te donner des frissons !]
Je sais, ça fait longtemps.
Trop longtemps pour ceux à qui j'aurais manqué (mais y en a-t-il ? :p)
Tout d'abord, je vous souhaite une bonne année (on est toujours en janvier, il n'est pas encore trop tard !).

J'espère que tout se passe bien pour vous, que vous avez repris les cours dans la joie et la bonne humeur (ouaiiiis -_-" )

Ahlala... Il y a toujours quelque chose à dire sur les cours.
Mais aujourd'hui, je vais vous parler du volley.
Ca a l'air bien innocent, comme ça, et je suis sûre que s'il y a des garçons ici, ils se disent "mouaha, un sport de gonzesses, le foot, CA, c'est du vrai sport !"
Eh bien, môssieurs, le volley, c'est du sport aussi. Et même dangereux !

-Quand l'équipe d'en face te fait un service-boulet de canon et que t'hésites jusqu'à la dernière seconde entre le rattraper ou t'enfuir
-Quand tu fais des manchettes (ça fait mal, parfois :p)
-Quand tu fais mal ta manchette et que, finalement, la balle, elle se retrouve dans ton visage
-Quand tu te jettes à terre pour rattraper une balle avant de te souvenir que tu étais en short

Il y a aussi l'humiliation :

-Quand tu envoies la balle dans la direction opposée à celle que tu voulais
-Quand tu réceptionnes une belle balle mais que, malheureusement, tu l'envoies dans le filet
-Quand ton service ne dépasse même pas la moitié du terrain. Le tien, de terrain, pas celui des adversaires.
Et pour finir :
-Quand tu cries "Je l'ai !" et qu'au final, tu cries "Bah en fait non, je l'ai pas"

Il y a aussi les gens - les profs - jamais contents de toi.
Au début, ils disent "Mais bougeeeez !". Une fille bouge pour rattraper la balle, quand tu t'aperçois qu'elle s'est arrêtée en se disant "nan, elle est trop loin pour moi", tu te jettes dessus et tu arrives à la passer, crois-tu qu'on va te dire "Bravo, bien joué" ?
NON !
On va te dire : "T'as pas dit que tu l'avais !"
Quand tu dis que tu l'as mais qu'en fait, elle était un chouïa trop haut, crois-tu qu'on va te dire "Bien essayé, mais essaye de mieux estimer les distances la prochaine fois" ?
NON !
On va ta dire : "Soit t'avançais pas autant, soit tu disais rien !"
Et pour finir, quand tu en as marre, que ton self-control est mis à rude épreuve, tu inspires profondément pour rester maître de toi, tu entends : "MAIS BOUUUUUGE !"

[Comme quoi, le volley, c'est aussi de la torture psychologique !]

# Posté le mardi 27 janvier 2009 12:40

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 07:00