Je ne suis pas un phénomène de cirque !

Je ne suis pas un phénomène de cirque !
Bonsoir ami lecteur :)
Au départ, j'avais pensé écrire un article sur "pourquoi les gens des films sont des héros" (c'était pas le titre définitif, et à vrai dire j'avais pas de titre du tout et je viens de l'inventer sur le tas pour vous expliquer mon idée, bref), mais j'ai changé d'avis.
Pas de panique, il viendra ! (un jour)
J'ai changé d'avis parce qu'en gym (mon sujet de prédilection, vous savez, j'adore me moquer de la moule en gym que je suis) on fait du cirque.
On a touché un peu à tout :

• Les assiettes
Ca a l'air tout facile, et on peut supposer que ça l'est puisque tout le monde arrive à les faire tourner. Tout le monde sauf moi, évidemment.
Mes nombreux handicaps moteurs se sont confirmés quand mes assiettes s'envolaient perpétuellement pour retomber verticalement sur mes ongles.
"Mais non, c'est facile, tu fais comme ça, un mouvement de poignet et c'est tout"
"MAIS JE LE FAIS, TON MOUVEMENT DE POIGNET, CA SE VOIT PAS?!"
(Eh ben non, ça se voit pas)
Alors donc, pour les assiettes volantes (ou même les soucoupes volantes) il y a pas mieux que moi, elles s'envolent dans toutes les directions (le panneau "toutes directions" indiquant ma tête ou ses alentours).

• Le bâton du diable
Bon, je vous avoue : j'ai vite abandonné. Déjà, parce que c'est un bâton tout dur qui me fait atrocement peur (on sait jamais où il pourrait atterrir), et puis ensuite parce que je l'ai reçu sur mon doigt et que j'ai cru qu'on pourrait jamais le réanimer (le doigt, pas le bâton, non mais dis).

• Le monocycle
Ca, c'est une fabuleuse invention qui fait que la roue avance et que tu restes sur place, tu sais pas pourquoi, tu sais pas comment, mais ton corps refuse d'avancer d'un iota.
Alors j'ai beaucoup essayé, j'ai même dit "Allez, on pédale vite les filles !" (sauf que les filles ont pas marché plus vite, et que comme j'étais accrochée à elles, ben, je suis tombée, bardaf. C'était joli.)
Et puis, j'ai parlé à THE grande prêtresse du monocycle (j'ai nommée : Pauliiine).
-Ca t'a pris combien de temps, de savoir faire du monocycle ?
-Deux ou trois ans, j'sais plus.
(Moi j'ai deux ou trois semaines devant moi, je fais quoi ?)

Mais le plus beau, le plus fabuleux (et surtout le plus obligatoire à réussir), c'est tout de même la jonglerie.
Alors oui, désolée cher petit lecteur de briser tes rêves, mais les gens qui jonglent réellement à trois balles n'existent pas. C'est un pur produit de l'imagerie informatique, ça n'existe pas je te dis. Parce que vu le temps depuis lequel je m'y essaye (bon, 4 semaines), autant te dire que j'arrive toujours à rien.
Enfin si, à faire passer une fois les trois balles (et encore).
Je ne sais pas si tu connais ce problème d'avoir une main qui envoie la balle loin devant ? Moi je connais malheureusement ça, et je peux te dire que jongler, c'est du sport ! On me voit courir partout pour (essayer) de rattraper une balle filante et crier "paaardoooon !" quand ça arrive sur la tête de quelqu'un.
Et le pire, c'est que quand tu t'entraînes chez toi (oui, parce que t'es motivé et que tu te dis qu'un échec en gym, c'est vachement moche), t'as l'impression que c'est encore pire qu'à l'école. Tes balles partent encore plus loin devant, et tes mains sont encore plus des passoires.
(Oui, le monde est cruel).
Alors, si quelqu'un sait jongler ou s'il a un bon truc pour faire croire qu'on sait jongler sans savoir le faire vraiment, qu'il me fasse vite signe, parce que là j'ai réservé une place dans le cercueil de Meg pour un suicide prochain (je compte me faire lapider par des balles de jonglerie).

A la prochaine petit lecteur (si je suis toujours en vie !)
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:57

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 14:10

Aventure palpitante de ma vie trépidante

Aventure palpitante de ma vie trépidante
Bonjour bonjour, cher lecteur !

Aujourd'hui, je vais te raconter un épisode totalement dingue de ma vie palpitante (si si).
Tout s'est déroulé mercredi passé...

On était garées au parking de chez M. (oui, pas de pub ici, c'est un blog sérieux, voyons).
(Et en fait, techniquement, c'est pas moi qui me suis garée parce que je n'ai pas exactement le permis, vois-tu, alors c'est un peu dangereux pour la vie des autres).
Bref, au parking de chez M.
On va à la caisse automatique, on met le ticket et on entend une petite voix nous dire "Voiiiiilàààà, c'eeeeest biiiiien" (oui, en traînant comme ça sur les mots).
Surprise surprise, n'est-ce pas ?
Je me suis dit "Ils se sont bien marrés, les petits chenapans, à enregistrer des messages idiots pour surprendre les gens !".
Et là, alors que je montrais l'endroit où on met les billets, j'entends de nouveau la voix dire "C'est bien mad'moiselle, vous avez trouvé où on met les billets !"
Là, je vous avoue que j'ai un peu flippé.
Non parce que, techniquement, une petite voix de machine pré-enregistrée, elle sait pas si t'es une mademoiselle, une madame ou un monsieur. Alors, c'est que quelqu'un nous espionnait !
J'me suis tout d'abord dit "C'est super, t'es p'tèt tombée sur une caméra cachée, on aura vu ton visage d'imbécile ahurie, c'est sûr, on n'aurait pas pu faire mieux"
Sur un "Merci et bonne journée", on a repris l'ascenseur. Et là, ma parano s'est délenchée.
Pas qu'habituellement, j'ai spécialement des tendances paranoïaques, comme regarder douze fois sous mon lit s'il y a pas un dangereux serial killer caché là, ou penser que le monde m'en veut précisément à moi parce que je suis son maître et qu'il n'aime pas les dictateurs, non. Juste que ça, c'était bizarre et pas tout à fait rassurant.
Alors, dans l'ascenseur, me voilà à scruter tous les coins à la recherche d'une caméra cachée ou quoi, d'un Big Brother qui voit tout, entend tout, sait tout.
Sauf qu'en fait, il y avait pas de caméra.
Et à la sortie du parking, on a vu un bonhomme, hilare, qui nous a dit "Ca va mesdames, la p'tite voix de la machine vous a pas fait trop peur ?"

Marrant, hein.

[Nan mais j'vous jure.]

Si toi aussi, parfois, tu as honte, ou t'en veux aux gens qui se fichent de toi, manifeste-toi.
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 05:45

Nouvelles du front

Nouvelles du front
Jeudi, c'était Anne-Laure-baraki (ou Anne-Laure-à-l'agonie, ça marche aussi)

[Là, on admire la grande richesse des rimes, normalement]

En pyjama toute la journée, étendue sur mon divan de douleurs, dictant mes dernières volontés ("Tu garderas ma flûte en mémoire de moi" ; "Je lègue mes BD à J-P, je sais qu'il en fera bon usage") d'une voix enrouée entrecoupée de toux-à-s'arracher-les-poumons (en fait, en réalité, ma voix était parfaitement normale, c'est juste que ça rend mieux visuellement, ça accentue l'aspect tragique), les doigts crispés sur le rebord d'une couverture, le front brûlant, finissant par délirer...

Non, en fait, ça s'est pas passé exactement comme ça.
[La vérité vraie s'arrête après "divan de douleurs"]
Mais avouez que ça donnait vachement bien ! :D

Bref, comme je le disais dans mon titre, ce sont les nouvelles du front :
Les globules blancs ont repris le terrain qu'ils avaient perdu et éliminent les microbes restants jusqu'au dernier (on fait pas dans le compromis politique, avec moi). Ca fait longtemps qu'ils ont hissé le drapeau blanc, mais pas de chance pour eux, mes globules sont aveugles, de toute façon.

Tout ça pour dire que, cher lecteur, je vais mieux (même si, probablement, tu n'as pas été au courant de ma terriiiible maladie qui a duré 2 - 3 jours (2 - 3 très longs jours), je te rassure, tu pourras encore lire ma vie absolument palpitante, décoiffante, fascinante.
[Bref, je ne suis pas encore morte :D Ca t'fait plaisir, hein ? Hein ? Comment ça, non ? Bon ben tant pis alors.]



[Et d'abord, si t'es pas content de me revoir (ou relire, plutôt), j'vais t'envoyer le mauvais oeil et ton réveil ne sonnera pas demain matin, quelle vengeance terrible, mouaha !]
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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 07:20

Eloge de la rentrée (si, c'est presque possible à faire)

Eloge de la rentrée (si, c'est presque possible à faire)
Aaah, la rentrée !
Ce moment tant attendu où tu retrouves tous tes joyeux petits camarades de classe :)
Mais la rentrée, c'est aussi tout plein d'autres bonnes nouvelles :

* Cette année, nous aurons un vrai cours de mathématiques, ce qui signifie qu'il y aura de vrais échecs également, et de vraies dépressions nerveuses.
[Oui, quand tout ce que tu connais en mathématiques s'est arrêté fin de 4ème humanité, et que t'en as oublié la moitié - ce qui nous fait, si on calcule bien, mi-4ème - ton niveau n'est plus franchement au top pour attaquer cette année].

* On redécouvre toujours avec joie certains professeurs qu'on aurait mieux aimé oublier que nous n'avons pu oublier, tant leur action soporifique dynamisme est grand - tout comme l'attention que nous leur accordons, d'ailleurs.

* Mais la rentrée, c'est avant tout un cadeau de ce foutu Charlemagne qui a inventé l'école, non mais quelle idée folle, et d'ailleurs, nous en avons reçu un de notre aimable direction : un paquet de mouchoirs.
Avec un mode d'emploi vivant nous disant comme nous en servir (si si).
Comme ça, si par le plus grand des hasards tu serais porteur de la grippe AH1N1, au lieu de partager ton bonheur avec tous tes condisciples, tu gardes ça pour toi et ton mouchoir (et un bonheur dans l'intimité, c'est bien quand même, n'oublie pas, t'as les jours de congés, positive malgré tout).

Alors oui, la rentrée, on redécouvre toujours cela avec joie, surtout quand on voit que la classe qu'on occupait l'année passée a du parquet maintenant, alors que celle dans laquelle on est présentement a une moquette pourrave avec quelques taches non identifiées, mais t'es heureux malgré tout parce que tu as des rideaux (et plus des lambeaux de tissu).
En plus, pour combler ta joie, on t'apprend qu'il y aura de la salade au menu de la cantine, alors que tu pensais que c'en était fini de ta ligne bien droite pour pencher plutôt à prendre la courbe à coups de nuggets et de frites grasses.

Oh oui, la rentrée, y a pas mieux.


[Sauf peut-être les vacances]

Photo : parce que ces enfants sont l'exemple même de la joie de vivre qui habite tout élève à la rentrée des classes.

PS : Yas, je te dédie cet article :) (Ben oui, tu es la seule à m'avoir dit "J'ai pas vu de nouvel article hier, j'suis triste !). Je t'aime :D (tu es mon fan-club à toi toute seule, merci :p)
Edit : Ah ben non, y a Meg aussi, vous êtes deux :D

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 12:37

Modifié le lundi 07 septembre 2009 12:09

Une pincée d'expérience, un soupçon de folie, une cuillère à café de prières, et avec ça, tu fais un gâteau :D

Une pincée d'expérience, un soupçon de folie, une cuillère à café de prières, et avec ça, tu fais un gâteau :D
Aaah, la cuisine !
On a tous rêvé un jour d'être un chef coq pour épater les copains, de présenter un poulet émincé à quelque chose parce que, rien que le nom, ça fait classe.
On a tous pensé que la terre venait d'accueillir son grand chef cuisinier, qu'on allait faire baver d'envie tout le monde, qu'on vivrait heureux parce qu'on mangerait de la gastronomie faite maison.
Mais voilà, une fois devant les fourneaux, c'est plus du tout pareil, et tu te rends compte que tout ce que tu arrives à faire, c'est des pâtes en sachet et encore ça t'arrive de les rater.

T'as essayé différents trucs :

Tout d'abord, la recette sans recette. C'est à dire que tu fais au feeling parce que, non di diap', c'est pas bien compliqué tout de même une pizza, avec une pâte déjà faite.
Alors tu ouvres amoureusement la bouteille de coulis de tomates que tu mets généreusement, tu verses une boîte de champignons et tu mets des morceaux de jambons, et tu sens déjà tes narines frémir d'envie de manger cette petite merveille (pas gastronomique, non).
Seulement, voilà, tu te rends compte au final que la pâte n'a pas cuit, qu'après une heure de cuisson au four c'est toujours pas le top, et puis tu te dis qu'au pire, tu mourras dans d'atroces souffrances d'intoxication alimentaire, rien de bien grave en somme.

Après, une copine te dit qu'elle se souvient de tête d'une recette trop bonne, et tu te dis "Pourquoi pas ?"
Oui, en effet, pourquoi pas, puisqu'il y a au moins une base de recette là-dedans. (Et tu espères très fort qu'elle se goure pas, la copine)
Tu fais ta petite popote à coup de "Je crois", "Plus ou moins" et de "Si je me souviens bien", tu mets le tout au four, et le résultat est... disons, surprenant.
-Ah ouais, mais normalement, ils ont pas cette couleur-là. Ca sent fort l'oeuf, non ?
Quand, finalement, tu te lances à l'assaut, que tu décides de sacrifier ta vie - mais surtout ta santé - au profit de la découverte, tu dis :
-Hmm... C'est pas mauvais.
-Tu veux dire que c'est bon ?
-J'ai pas dit ça. J'ai dit que c'était pas mauvais. Mais ça colle aux dents, hein.
[Et, en effet, finalement, la seule chose qu'on en retiendra, c'est "Ah ouais, t'as raison, ça colle 'achement aux dents"]

Finalement, tu te décides à devenir plus pro que ça, tu prends une recette, t'en prends une deuxième, tu sais pas trop laquelle choisir, alors tu fais un mix des deux (en priant pour que ce soit comestible).
Ca sent bon (si t'as bien mélangé les deux de la bonne manière), tu goûtes, c'est mangeable, et tu es heureux comme pas possible.
[Ben oui, il était temps tout de même].

Sinon, il y aussi la recette que tu peux suivre à la lettre, il y a des chances que ça marche, mais attention, parce que j'ai toujours le chic pour tomber sur celles où c'est mal proportionné.

...

[Et OUI, c'est la recette qui a un problème et pas moi, non mais oh]
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# Posté le samedi 22 août 2009 11:39